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Des visions dans le feu et les lames, des espoirs, des poèmes et des mots dans mon grimoire.
L'air... la brise sur ma peau, les énergies multicolores qui vont et viennent, l'arc en ciel qu'elles créent autour de moi, le ballet des papillons...
L'odeur... la résine de l'encens suave, la nature qui respire, les particules portées par le vent, elles apportent tant de senteurs...
La terre sous mon corps, les racines, le minéral, l'eau, le végétal, je m'éveille,
Le son... les oiseaux, les abeilles, les hommes au loin dans leurs activités, j'entends la vie,
Les couleurs... le jaune des fleurs, le vert des herbes, le bleu du ciel,
La chaleur... le soleil décontractant doucement mes muscles...
L'amour, l'amour toujours...circulant en moi, pour tout, pour nous, pour l'avenir, les étreintes sincères, les joies. La légèreté enfantine de mes pensées, envi de lui, le dieu partout et dans l'homme. Je vois ces cornes, les flûtes mutines qui l'accompagnent et plus haut là bas le clin d'œil de la lune scintillante.... J'espère encore, mieux comprendre, aimer et aimer encore.
Beltane brille, beltane m'anime, je vis.
Merveilleux sabbat à tous et à toutes.
vendredi 1 mai 2009
Beltane Blessings
Libellés : Fêtes païennes
samedi 25 avril 2009
Aux portes du désert
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Connexion au spirituel
Un voyage, une histoire... un lieu. La ville bruyante, la pauvreté, les regards fuyants, des énergies pleins partout, j'ai la tête qui tourne, les pensées volent, s'égarent, s'entrechoquent, des gens partout, ils me frôlent, je ressens, je suis mal, je veux être seule, poussez vous, arrêtez arrêtez de penser, je sens toutes ces émotions, j'ai besoin de calme ... après plusieurs heures de route plus au sud...je suis enfin aux portes du désert.
Ma vie, ma voie, la Déesse, ici. Il n'y a rien ou presque mais je sens toutes ces choses qui s'animent sous mes pieds, juste là, l'énergie qui vient de la terre, la brise sur le sable, le silence. J'ai arrêté de penser à cet endroit, toutes ces questions, ces choix à faire, envolés...Juste moi et ce lieu où je me sens bien, où je voudrai me changer en herbe et rester là une éternité à voir les saisons passer et oublier toutes les futilités et misères humaines. Je regarde les dunes, je vois le temps passé, présent, à venir et je suis paisible parce que ici tout me parait soudain simple. Je me sens connectée au spirituel, à mes croyances, à ce que je suis profondément. Je sens la chaleur de ceux que j'aime, je pense à eux, tranquillement. Doucement, j'ai envi de fondre dans le sable et me perdre dans l'éternité pour que ce moment merveilleux ne s'arrête jamais, l'instant d'après, je sais. Je suis ressourcée, tout s'éclaire...je reconnais mon chemin et ma direction, si je m'étais perdu au milieu de tous et de tout, c'est au milieu de rien que je me suis retrouvée.
J'étais si excitée par ces vacances, la chaleur d'une relation naissante, des nouvelles senteurs, des saveurs, un pays inconnu, un homme prévenant, tout et tant à découvrir...puis un vide, une solitude profonde, le temps, éphémère, comme une illusion, sans avenir, sans réalité profonde. Juste un temps, un souvenir parmi les souvenirs et enfin une vue sur l'avenir.
Libellés : Lieux magiques
mercredi 22 avril 2009
Tentation
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Ce que je suis et ce que je ne veux pas être ...
De la terre je suis née, nue, sans apparats. Le plus beau bijou que la vie m'est offert est un cœur. Vivre et aimer, simplement.
Aujourd'hui on me propose des murs dorés, des soieries, et tant de parures.
On m'invite dans des lieux beaux mais clos, j'observe, je renifle, je suis une louve aux aguets mais j'accepte. Maman me dit: "profites", mon cœur me dit: "fuis", mon âme courant libre à travers les bois, l'odeur des arbres, la nuit comme seule robe, l'herbe sous mes pieds, le vent sifflant dans mes oreilles et le son des flûtes lutines... au lieu de quoi, moi, flirtant avec le luxe, la facilité, le jeu, le pouvoir et l'insoutenable musique de pacotille.
L'instinct, le danger...et pourtant..la tentation d'un monde superficiel, être parée et adorée. Le temps aussi éphémère soit il m'invite dans une danse aveuglante, un bal dans le château des illusions.
Et mes sœurs dehors, qui attendent mon retour, hurlant le prédateur aussi civilisé soit il.
Mais qui suis je pour accepter d'être achetée? Quel est mon essence pour me laisser leurrer par tant de lumières artificielles?
Mais dans ma course folle, je sens au fond de mes tripes l'erreur, et je modifie ma direction sans plus attendre vers ma lumière, la seule, la vraie, mon soleil spirituel. Ma voie, celle qui, difficile mais libre m'appelle. Celle qui ne m'accorde peut être que quelques deniers mais qui me réussit profondément, dans mon corps, mon âme et mon esprit. Celle qui me ressemble.
Ô ma tribu! Je suis de retour.
Libellés : Passer les brumes
samedi 7 mars 2009
Prémonition...
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Combien de fois je me suis répétée: "tu aurais du écouter ton intuition" ou encore "Je le savais!"
Pourquoi parfois, je suis si distraite lorsque ma petite voix intérieure et mes guides me parlent? Pourtant, ils m'avertissent, me préviennent, me protègent... Souvent je les entends et agit en conséquence. Mais, il m'arrive encore de les entendre et de les oublier! Bien sûr, je m'en mords les doigts chaque fois...C'est ce qu'il m'est arrivé cette semaine... avec ce rêve à caractère prémonitoire.
"Je suis au volant de ma voiture, il fait nuit, c'est une route peu éclairée, j'ai peu de visibilité. A la lumière de mes feux, j'aperçois une forme noire en plein milieu de la route, je ralentis, c'est une personne accroupie de dos, elle se lève, je freine brusquement, dubitative, à l'arrêt, je reconnais un homme encapuchonné dans un long manteau noir, il se retourne, il a le visage très blanc et lève la main comme pour me dire de m'arrêter. Je me réveille. C'est l'heure de me lever, je vais bosser".
Inquiétée par ce rêve, je suis prudente sur la route. En arrivant au travail, je pense encore à mon rêve mais la journée passant, je l'oublie, complètement...
Le soir, à nouveau sur la route, il fait nuit, je suis sur la nationale peu éclairée, il pleut beaucoup, je suis dans mes pensées, je colle un peu trop la voiture devant moi, elle freine brusquement, j'appuie sur le frein comme une malade, les roues se bloquent, je glisse, trop tard...PAF!
Phares brisés, capot défoncé, coffre de la personne devant éclaté...bref, pas cool du tout, pas de blessures ni pour moi, ni pour elle, ouf! Mais quand même, merde si je m'étais rappelée mon rêve avant de partir, j'aurais fait plus attention!!!!!
Libellés : Vie moldue